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Critiques Juin 2007


Photo Mickael GeorgetPhoto Valérie GentyPhoto  Dominick Clos
Auteur : Mickaël Georget
mick.georget@
mgdp-inv.com

Boîtier : Nikon F401X
(Argentique).
Diaphragme : ~5,6.
Temps d'exposition : ?
Non-retouché.
Auteur : Valérie Genty
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http://vgvadrouilles
.canalblog.com

Appareil numérique compact
Nikon coolpix L4
Auteur : Dominick Clos
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Janvier 2007
Canon Rebel XT (350D)
Objectif Sigma 24-70mm
Focale 24mm (je pense...)
Temps d'exposition
environ 1/15sec.

La critique de POV

La critique de POV

Bonjour les bleus ! et les autres....
;)
Quel moment de fou rire la réaction du réac' du mois dernier ! Une pantalonnade culte ! Royale(e) !
Un mot sur la dissertation de M. CHALIFOUR : écrire qu'il faut justifer une image pour aider à l'apprécier est @ mon sens une connerie. Je reprends le txt > une photographie fonctionne, ou non. Je n'ai personnellement rien à f... des intentions des auteurs. S'il y intention > je dois la voir, la lire, la comprendre. Auquel cas contraire, c'est - je crois, un échec. Y adhérer est un autre sujet.
Désolé, je me contente de regarder.
Et, C tout.
J'espère ne pas avoir été perçu comme insultant, ce n'est pas mon intention.
Mais il faut arrêter de trouver des justifications à l'injustifiable. Quand C mauvais, C mauvais et basta.
M'enfin !

Photo Mickael Georget

Photo 1
Revenons-en à notre tiercé de juin. ça tombe bien , v'là un cheval au box n°1!...
;)
Je ne sais pas juger un tel sujet. Il me semble que l'auteur tient une bonne illustration monnayable dans la presse spécialisée.
Mon seul regret est l'absence de regard de l'animal. Pour autant, elle peut être exploitée par un acheteur d'art inspiré.
Donc > rien à redire.
C'est une belle image (pour moi).


Photo Valérie GentyPhoto 2
A l'inverse du sous-bois. Qui lui ne dit rien. Même pas intéressant pour "Mousses magazine".
Aucune construction pertinente. Pas de sujet lisible. So > clic > trash
8)

 

 

Photo Dominick ClosPhoto 3
La troisième img est plus difficile à commenter.
Quoique.
J'aime bien (on s'en fout, je sais)
PARCE QUE
- la symbolique catho est subtilement travaillée > j'adore !
- la compo est réfléchie et cohérente

MAIS :
ce n'est pas bien
parce que la présence de la fenêtre tue la lecture. Le regard fuit sans retour = pas bon.
Voilà comment j'imagine la photo idéale > pas de fenêtre, la bougie de droite carrément plus haute (i.e. moins consumée) et un peu plus du col de la bouteille (histoire de renforcer l'intention : hi ! hi !). je ne la referai pas (trop tard) mais j'encourage l'auteur dans cette voie d'excellence militante.

:)

Bonnes vacances @ tous.
plouche (si Dieu le veut...)
lol

POV

La critique d'Hervé Cornette

Critiquer : une technique ? De la technique ? Un art ? Une mode.
Je lis dans certains commentaires, sur le forum, que ce qui est écrit dans cette rubrique n’est pas adapté. L’un affirme que ce qu’il faut prendre en compte c’est le sujet dans un  ensemble et que la critique d’une seule photo est réductrice. Un autre qu’il faudrait voir la planche contact pour apprécier la démarche qui a conduit à la sélection de cette photographie. Un autre parle de mode de la vision. Etc.
Je suis bien sur d’accord avec tout cela, et plein d’autres avis car chacun peut avoir une approche différente de la photo. Mais avec un gros MAIS. Mais ce n’est pas l’objet de cette rubrique me semble-t-il.
Oui, on peut avoir un sujet en or, on peut avoir une série de photos moyennes qui en font un ensemble qui permet d’en faire une exposition d’un bon niveau ou d’un livre ou d’un article de revue traitant d’un sujet. On en a vu dans notre magazine, et ailleurs.
Oui, on peut avoir une planche contact sur un sujet, et montrer que la photo prise est le résultat d’une approche du sujet, d’une sélection de cadrages (notez qu’avec les appareils actuels à 10img/sec la planche va faire 200 photos !!!!!aucun mérite), bref que la photo a été pensée, réfléchie.
Oui, mais ce que l’on montre c’est le résultat. Ce que l’on regarde et qu’on apprécie c’est ce que l’on voit, pas comment cela a été obtenu. Lorsque la photographie est présentée seule à une exposition, à la critique, elle doit se suffire. Le cliché doit à lui seul raconter l’histoire et porter le sujet pour obtenir la note maximale. Pour moi, dès lors qu’on est obligé de raconter la démarche, de montrer son choix parmi une série, on entre dans la négociation pour monter ou descendre la note : ce n’est pas l’objet de cette rubrique, nous ne sommes pas à un examen.
Une critique c’est avant tout un regard. Une critique c’est dire j’aime, je n’aime pas.
Lorsqu’on en a envie, c’est aussi dire pourquoi, c’est dire comment on aurait traité ce sujet à ce moment donné de la prise de vue.
Après, il y a le style de la critique. Chacun a le sien.
Nul style n’est critiquable dès lors que c’est écrit avec honnêteté sans volonté de nuire.
Un style convient à une personne et pas à une autre, c’est la communication et là c’est la bouteille à encre.
POV interpelle, ce qui devrait amener les auteurs à s’interroger sur leur démarche, leur façon d’appréhender leur sujet et la mise en oeuvre. C’est un style qui me convient, j’ai toujours plus appris lorsqu’on m’a fait m’interroger sur le pourquoi et le comment.
Ma démarche pourrait être également l’interpellation. Mais à quoi cela servirait il ? Nous sommes quasiment toujours d’accord sur l’appréciation finale. Cela ferait de la répétition. Autant essayer d’être complémentaire et d’apporter des informations à ceux pour qui le style de mon coéquipier dérange. Donc je choisis de décortiquer plus ou moins finement et de dire comment, de mon point de vue ringard pour certains, j’aurais traité le sujet.
Ça m’amuse le terme ringard. Comme si l’esthétisme suivait une mode. Les mises en oeuvres sont différentes, on utilise des formes, des supports différents, mais quoi qu’on veuille dire, rares, très rares sont les clichés appréciés où les lignes, les rapports de masses, les couleurs et les contrastes ne mettent pas en valeur le sujet. Et ces quatre composantes sont toujours présentes. Regardez les photos, et faites votre analyse par ces composantes.
Pourquoi cette longue introduction ? Une seule des photos du mois me parle, et encore. Donc autant en profiter pour expliquer ma démarche et ainsi que vous éclairer sur ma façon d’être.


Photo Mickael GeorgetPhoto 1
La une, le portrait du cheval. Il y a un sujet c’est clair : un portrait de cheval. Il est on ne peut plus classique, comme un portrait humain. Les proportions d’occupation de l’espace sont là, la tête respire sauf à droite. Les yeux sont bien placés, en valeur. Il regarde légèrement sur le côté donc il a un peu d’espace sur la gauche. Les tons sont pastels, donc les ombres le sont. C’est un choix qui se défend si l’on veut rendre l’ambiance matinale, un peu brumeuse. Tout va bien pour le moment. Là où ça se gâte c’est l’ombre portée qui rend confus la moitié droite de la photo. Ce qui me gêne également c’est ce trait clair oblique sur la droite et celui juste au dessus des oreilles. Ces parasites me font perdre le sujet.



Photo Valérie GentyPhoto 2
La deux, le paysage. J’ai cherché le sujet. Je ne l’ai pas trouvé. J’ai cherché les rapports de masses, les contrastes, les lignes mettant en valeur quelque chose. Je n’ai pas trouvé. J’ai vu du vert, du brun, un amas de branchages. Pas de quoi discourir plus longtemps.

 




Photo Jocelyn LachapellePhoto 3
La trois, le tire-bouchon et les bougies. Intéressant ! Du moins pour moi. Non pour le délicieux breuvage mais pour la mise en scène et la recherche.
Bon, je devine un peu de matière donc je mets sur le dos de la compression le fait qu’il n’y ait pas assez de détail sur l’ensemble tire-bouchon bouteille (tout en gardant l’effet contre jour).
Ce tire-bouchon prend bien appui sur le bouchon du goulot, parfaitement placé. Bon on va me ressortir que je dis cela parce que c’est placé juste au croisement des lignes situées sur le tiers inférieur et le tiers latéral. Oui, mais c’est un fait.
Et ce n’est pas fait par hasard : c’est la même chose à l’opposé : la bougie placée sur la ligne située au tiers dont la flamme vient lécher (par perspective) la courbe interne du manche du tire-bouchon. Courbe placée quasiment au croisement des lignes situées au tiers supérieur et tiers gauche.
La position oblique du manche du tire-bouchon coupe la photo en deux par la diagonale.
Pour moi le regard va naturellement de la bougie au bouchon et du bouchon à la bougie.
Il y a quand même un détail qui me gêne, la deuxième bougie, celle placée à droite, et le montant de l’encadrement en bois. Je pense que j’aurais pris la photo sans ces deux éléments pour dépouiller encore plus cette prise et j’aurais probablement essayé d’avoir les bougies un peu plus nettes en allongeant le temps de pose et fermant le diaphragme. Là c’est peut être une affaire de goût.

Voilà, je vais vous souhaiter de bonnes vacances et j’espère que vous aurez loisir à travailler à la mise en valeur de votre sujet. Mise en valeur par l’utilisation de lignes, de perspectives, de couleurs et de contrastes.
Bonnes vacances.

H. Cornette