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Critiques Nov 2007


Photo Nicolas OutinPhoto Jean-Philippe GamboPhoto Johan Gerber
Auteur : Nicolas Outin
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Boitier: Canon EOS 350D
Objectif : Canon EFS 18-55mm
Logiciel : Aperture 1.5.3
Auteur : Jean-Philippe Gambo
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Lever de soleil
Auteur : Johan Gerber
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Boitier : Nikon D200
Exposition : f8 - 1/60s
Matériel : Hedler hotlights 1000W. Apple G5- Photoshop CS2

La critique de POV

La critique de POV

Bonjour à tous,

Compte-tenu de mon retard (dont je vous demande de l'excuser), je vais directement aux sujets :

Photo Nicolas Outin

Photo 1

La photographie de la Marine a tout pour elle, sauf son cadrage la proue étouffe. Dommage : ça tue tout l'intérêt. Je n'ai déjà aucune affinité avec tout ce qui est en uniforme et gradé, du coup je jette.


Photo Jean-Philippe GamboPhoto 2

C'est à croire que vous savez que je n'ai pas le pied marin > le coucher de soleil me donne la nausée avec un horizon aussi chancelant.... Je trouve ce bout de tronc sur la droite inopportun et agressif dans une ambiance générale qui appelle la sérénité. A part çà, c'est un classique (médiocre) de carte postale. Sans plus.

Photo Johan GerberPhoto 3

Je suis beaucoup plus disert avec le pseudo-Harcourt ;)

Normal > c'est mon terrain de prédilection :)

En 1er > je recadre : trop d'éléments polluants inutiles > le bout de genou, le dos, et du coup l'épaisseur du bras.

En 2 > je critique : une telle largeur de mâchoire implique qu'on peaufine la lumière. L'index ne suffit pas à estomper une telle surface de joue. Il suffisait d'un coupe-flux qui éteigne le profil de la main et le maxillaire.

3 > L'éclairage du fond est trop important (trop large) et trop fort (à mon avis).

4 > Même sévèrement "mâchoirisée" de naissance, cette JF reste une femme : je déteste l'absence de cou. J'aurais dégager la nuque , du côté droit, je pense.

Ceci étant, bien vu le maquillage et la retouche. Bien aussi la maîtrise de la lumière sur le visage et l'attitude. Un beau souvenir pour la demoiselle. Le portraitiste de la dame du mois passé pourra s'en inspirer... pour se faire excuser auprès d'elle.

Allez bonne continuation.

+

POV

 

La critique d'Hervé Cornette

Une critique n’engage que son auteur. Elle est faite de quoi une critique? Uniquement de la connaissance de son auteur, de sa sensibilité. Il y a des sujets qui lui parlent, d’autres non. Ça lui parle de par son éducation, ses valeurs, ce qu’il a vu, ses discussions, ses certitudes, ses doutes. C’est cela qui construit une critique. Alors après, qu’elle sied au critiqué ou pas, c’est une autre histoire. Mais si on présente un cliché à la critique, la moindre des choses c’est d’accepter celle-ci. Accepter ne veut pas dire approuver. C’est uniquement accepter que quelqu’un ne porte pas le même jugement que soi sur sa réalisation.

Cette petite introduction tout simplement pour replacer les choses et plutôt que de critiquer le critique, ceux qui défendent leur production en disant que les critiques sont des baiseurs impuissants (ce qui est, par nature, impossible) feraient bien de choisir un argumentaire photographique.

Photo Nicolas OutinLa une, maman les petits bateaux… J’ai ouvert et fermé les yeux et j’ai vu un bateau. Pas de doute sur le sujet. Mais pouvait-on faire mieux ? Bien les couleurs et les militaires à la parade. Et puis ? Pour moi ça s’arrête là. Je ne pense pas que cela pourrait servir à une plaquette de présentation. Ou alors c’est que la production photographique militaire est en baisse. Que manque-t-il ? Pour moi, beaucoup d’espace sur la gauche, devant cette vague d’étrave tronquée. Il est dans le quai le bateau. Et puis, le traitement et les contrastes sont trop violents. Il y a de la matière qui manque.A refaire le tour d’hélico pour reprendre la photo. Ce sont les troufions qui vont être content !

 

Photo Jean-Philippe GamboLa deuxième, le coucher de soleil. Vous n’en avez pas marre de faire des couchers de soleil  avec un soleil plein centre et pleins de parasite sur les côtés. Bon, je sais, il y en a qui disent qu’il faut fermer les côtés d’une photo. Oui, les fermer. Pas les boucher. Le haut, ça va à peu près. A droite, cette branche massive retient trop l’attention. C’eût été jouable avec une forme originale. Là non. A gauche, même punition. Bon et un petit peu de soin aurait  atténué la déception. Nos outils de traitement d’images ont tous une fonction de base : la rotation, alors, pour un coucher de soleil où les couleurs et les nuances nous font rêver à cette belle soirée tranquille qui s’annonce, arrangez vous pour que l’horizon soit horizontal.


Photo Johan GerberLa troisième, le portrait façon Harcourt. Si vous avez l’occasion de feuilleter l’excellent numéro de Reporters Sans Frontières « 100 photos de Stars pour la liberté de la presse » vous aurez en image ce que je veux exprimer. On trouve dans ce bouquin deux grands types d’éclairage principal : un qui vient par le dessus, assez fort et qui a pour effet de provoquer une ombre portée sous le nez et sous la lèvre inférieure, cet éclairage principal se rapproche du soleil d’été à 12h à l’équateur au dessus du modèle. Et un autre plus sur le côté qui enveloppe le visage et qui le modèle différemment. Cet éclairage principal se rapproche plus du soleil à 10h et sous nos latitudes. Les éclairages secondaires étant là pour adoucir le fond, ou donner des reflets sur la chevelure, isoler le modèle du fond, etc… Pour cette photo je dirais que nous sommes dans la première tendance. Et, pour moi ça ne convient pas du tout au modèle. J’ai ouvert et fermé les yeux et je n’ai retenu que le nez et une paupière tombante. Cette ombre est trop dans le prolongement de l’aile du nez ce qui a pour effet de l’épater. Cet éclairage a également pour effet de donner une ombre portée forte sur les cils de l’œil gauche qui font tomber la paupière. Dommage pour le modèle très attrayant par ailleurs. Ces ombres me font hésiter : me regarde t-elle ? Il aurait peut être fallu un petit éclairage d’appoint pour éclaircir.  Pour moi c’est également un petit peu trop lumineux sur l'épaule gauche. Venons en à la pause et au cadrage. Pour moi soit on montre les mains soit on ne les montre pas. Si on les montre c’est mieux de voir où elles s’attachent, donc montrer au moins le V du bras de la main droite et si on ne les montre pas il ne faut pas voir le dessus de la main droite en plein milieu de la photo. Bon, pas facile le portrait en studio. Il y a du boulot et c’est super d’essayer. Continuez.

Allez, au mois prochain, de bonne humeur. 

H. Cornette