La Provence dans l'estuaire : chronique d'un village

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Catégorie
Les expositions photo
Date
samedi 21 janvier 2023 10:00 - dimanche 12 février 2023 18:00
Lieu
Paimboeuf
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Cette nouvelle patrimoniale intitulée « La Provence dans l’estuaire : chronique d'un village » rassemblera plus de cent clichés de Marc Deydier (1845-1920), photographe amateur, illustrant le village provençal de Cucuron situé dans le Luberon. Singulière figure que celle de Marc Deydier issu d’une famille de meuniers qui deviendra notaire de Cucuron, petit village du Luberon, une localité qu’il aura photographiée sous plusieurs dizaines de milliers d’angles. Homme grand et grand homme pour un petit village peuplé de 1 200 habitants à l’ouverture du XXe siècle, cet ami de Frédéric Mistral est un touche-à-tout talentueux. Épris d’archéologie, de préhistoire et de géologie, il s’essaie timidement à la photographie en 1902, puis farouchement, jusqu’à la fin de sa vie, avec un oeil qui fait de lui un fin photographe autant qu’un brillant sociologue malgré lui.

Aucun aspect de Cucuron ne lui aura échappé, aucune rue, aucune place et, dirait-on, aucun habitant, des modèles dont il tire des vérités psychologiques aussi confondantes qu’empreintes de modernité. On est frappé de reconnaître dans son oeuvre la marque d’Eugène Atget et un certain cachet avant-coureur de Doisneau. Ce notaire-photographe qui avant Jacques Tati a photographié tous les “jours de fête” du village s’est aussi attaché aux scènes de métier dans lesquelles il se plaît à montrer le geste et l’outil, les saisons, les traditions agraires à jamais disparues.

Son oeuvre est d’une stupéfiante unité. Ses images du Luberon ont la douceur des jours, elles en montrent aussi la rudesse. Hautement sociales, elles préfigurent – si l’on accepte l’anachronisme – le « style documentaire » qui prévaudra sous l’oeil d’un Walker Evans. Avant-gardiste d’une perception provençale, il a signé l’inestimable chronique d’un village. Il est prévu que la ville d’Arles lui consacre une prochaine rétrospective. Première rétrospective de l’oeuvre de Deydier ? Pas exactement puisque Paimboeuf a aujourd’hui l’immense privilège de présenter une centaine de ses clichés.

 
 
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