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Bruno Palisson

Bruno Palisson

Quelle a été votre première rencontre avec la photographie ?:

A l'age de 9 ou 10 ans mon père m'avait donné sa boîte photo Goldy de 1950 et j'ai fait ma première photo en haut du phare du Touquet. J'imaginais ma photo magnifique avec ce paysage sur 180°. Qu'elle ne fût pas ma déception lorsque après avoir reçu mes 10 tirages, il n'y en avait que 2 de bons et en gros plans en guise de paysage, il n'y avait que la rambarde du phare.

Quel a été votre parcours pour devenir photographe ?:

Autodidacte, premières piges à 17 ans et photographe en 1986 (21 ans) pour agence d'architectures et magazines (notamment Beaux-arts magazine), à l'époque ces derniers passaient commandes ! J'ai fait çà jusqu'en 1993 environ.

Je deviens architecte et ouvre une agence (Atelier PO&PO : www.poetpo.com) avec mon pote de toujours Jean-Luc Calligaro, nous sommes toujours en activité en 2018 et en pleine forme, à Paris.

Ensuite en 1997, j'ai représenté Polaroïd en France pour son cinquantenaire et la promotion de leur reflex 690. Ça a duré environ 2 ans, c'était formidable et leur équipe était d'une gentillesse inouï.

En 1999, j'ai participé à la campagne artistique de Cachou Lajaunie dans un collectif de 7 artistes, c'était une commande de Kraft food. Puis, je me suis retrouvé dans des performances, notamment une en Suisse et présente dans Tracks sur Arte, j'étais le fil conducteur.
J'ai arrêté la photo sur de belles aventures, j'ai choisi l'architecture avec mon associé, ça fonctionne bien.
Il y a eu les enfants et arrivé à 200 à l'heure à 50 ans, une furieuse envie de respirer l'air pure de la photographie et c'est repartie depuis 3 ans.

Comment vous définissez-vous en tant que photographe et avez-vous un thème de prédilection ?:

Une sorte de saltimbanque qui respire la vie avec sourire et contemplation.
Tout m'inspire, mais j'ai une fascination pour notre nature, nos paysages, le sens premier.

Quels sont les photographes qui vous ont inspiré ?:

Je ne serais pas original, mon premier choc ça a été Diane Arbus et Raymond Depardon, notamment avec Tibesti, un film et ensuite ses photos.
J'aime beaucoup Christophe Jacrot, je viens de découvrir le travail de Christophe Thillier...

Parmi toutes les images que vous avez réalisées, quelle est votre photo préférée et pourquoi?:

J'en ai rarement une préférée. Je suis plus en admiration du travail des autres, cela porte beaucoup plus. Je choisirais celle que je vous adresse de la dernière série de la Terre à la Lune. C'est la puissance de ce paysage, son naturel, la fascination qu'il me procure, pas besoin de trucage. Une simple marée basse de notre littoral atlantique.
C'est là devant vous tous les jours, un sol d'argent et une eau bleue presque colorisée, ça y est je suis envoûté, admiratif de ce merveilleux spectacle.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite devenir photographe pro ?:

Oh la la quelle responsabilité.
Ne jamais chercher à le devenir et tout faire pour y arriver. Ne pas compter dessus, tout en saisissant toutes les opportunités.
Ne jamais chercher à ressembler à et chercher à faire ce qui se fait ...Ne faire que l'image que vous ressentez et s'y tenir.
Pour finir être particulièrement très patient.

Avez-vous un projet en cours ou à venir dont vous souhaitez nous parler ?:

Déjà, je savoure une exposition en cours, jusqu'au 05 novembre au Mas des Oules près d'Uzès, un lieu extraordinaire. Il va peut-être y avoir une prolongation. j'expose la série tableau sur la ville. Des 120 x 80 cm en Chromalux.
Je vais démarrer une série, sur les paysages d'autoroutes. Ces paysages artificiels qui ont été dessinés avec les déchets des ouvrages autoroutiers. Ce sont des paysages oubliés, nous ne portons pas l'attention qu'ils méritent et je souhaite montrer le mouvement qui les accompagne ; la route sans fin et ces paysages qui défilent. Ces paysages qui nous transportent de souvenirs en souvenirs.

CONTACT AUTEUR

Site Internet : palissonphoto.poetpo.com