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Maxime Daviron

mont perdu 137 2016Découvrez l'interview de Maxime Daviron qui vous présente ses travaux photographiques et sa vision de la photographie.

Quelle a été votre première rencontre avec la photographie ?

Très tôt, enfant, des appareils jetables que j'emmenais partout avec moi, et avec lesquelles j'essayais de raconter des histoires.

Quel a été votre parcours pour devenir photographe ?

J'ai commencé la photographie très tôt, en autodidacte. Après le lycée, j'ai étudié deux ans à l'école ETPA de Toulouse dans la section Praticien Photographe, avant d'avoir le statut "photographe auteur" en août 2013.

Comment vous définissez-vous en tant que photographe et avez-vous un thème de prédilection ?

"Dépendant" serait le meilleur qualificatif. C'est, avec la musique, quelque chose de naturel, qu'il faut que j'exprime. Mon thème de prédilection, je dirais la nature, au sens large. Les lieux étranges, les montagnes, mais aussi en intégrant l'humain avec des travaux plus axé sur le reportage.

Quels sont les photographes qui vous ont inspiré ?

Stephen Shore, Gregory Crewdson, William Eggleston, Sebastiao Salgado (un peu facile mais pourtant évident), et probablement beaucoup d'autres, mais pas tant dans le domaine du paysage.

Parmi toutes les images que vous avez réalisées, quelle est votre photo préférée et pourquoi?

Une photographie du Monte Perdido - le Mont Perdu - prise en septembre 2012, dans les Pyrénées françaises. Une image de la face nord de cette montagne bien nommée, perdue dans des vapeurs furieuses de nuages sombres, alors que le soleil parvient à percer pour éclairer le pied des falaises sous le glacier... Une scène qui n'a duré que quelques secondes, en pleine tempête, évocatrice pour moi de nombreuses références, surtout littéraires, Lovecraft en tête. Après près de 5 ans, je continue de la considérer comme mon image la plus forte, elle réunit tout ce que je recherche pour ma série Terres Perdues, et dégage quelque chose.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite devenir photographe pro ?

L'envie d'abandonner pour faire quelque chose de plus simple peut être quotidienne, tant il est difficile d'en vivre, mais il ne faut jamais lâcher, jamais reculer, et s'y consacrer intégralement. Vivre de sa passion est un privilège rare pour lequel il faut se battre et faire des sacrifices.

Avez-vous un projet en cours ou à venir dont vous souhaitez nous parler ?

Nombreux. En terme de voyages, l'Himalaya et le Karakoram en têtes, mais beaucoup trop de pays sinon pour tous les citer. Poursuivre mes séries principales, en créer d'autres, continuer de me construire et de trouver réellement mon identité, quelque chose qui n'a pas de fin. J'ai envie également de lier mes paysages à un travail sur l'humain, en parallèle, je ne sais pas encore exactement ce que ça donnera même si je prépare plusieurs projets de séries dans cette optique.

Retrouvez plus d'infos sur ce photographe sur son site www.maximedaviron.com

Merci à Maxime Daviron d'avoir répondu à cette interview. Si vous aussi vous souhaitez présenter votre travail aux lecteurs de Photophiles, répondez à notre interview http://www.photophiles.com/index.php/interview-photographe