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Lumix G1

photographieQu'il soit rouge, bleu ou noir, ce petit appareil qui n'est ni un reflex, ni un bridge, a de quoi surprendre, énormément! Et plutôt dans le sens positif !

Connaissant la filiation de cet appareil (Lumix étant le digne successeur de Leica) on s'attend déjà avant d'ouvrir la boîte à trouver un objet de grande classe et de qualité. Le G1 tient toutes ses promesses. (Image 1) En ouvrant l'emballage, déjà, l'aspect de l'appareil démontre le soin que ces concepteurs y ont apporté. photographieVisuellement, c'est un boîtier métallique mais au toucher, le froid du métal n'y est pas. (Image 2) On a en main un appareil qui semble caoutchouté et agréable à saisir, qui ne glisse pas et qui ne va pas se transformer en savonnette à la moindre trace d'humidité. Prouesse technique ou savant calcul? En tout cas, chapeau bas ! photographieEnsuite, la couleur: on pourrait penser que rouge ou bleu (Image 3) feraient voyant, efféminé, frimeur. Pas du tout! Le rouge métallique est certes un peu plus voyant que le bleu mais ce sont de ces couleurs discrètes qui ne sont pas susceptibles de dépendre de la mode et qui donnent un petit charme sympathique. C'est vrai qu'il est plus difficile de ne pas se faire remarquer avec un appareil photographique rouge en main qu'avec sa version bleue ou noire. photographieMais apparemment, c'est plutôt un regard envieux que les autres photographes vont jeter sur cet appareil, surtout lorsqu'on sait ce qu'il est et qu'on connaît ses performances.

Pour l'instant, le G1, dont la caractéristique principale est de permettre le changement d'objectifs, ne dispose que de peu d'objectifs, dont un zoom 14-45 (Image 4) de base qui, vu son capteur APS doit être doublé pour avoir la valeur correspondante d'un 24x36 (soit effectivement 28-90). Le « double Kit G1 » propose également un objectif 45-200 (Image 5) qui permet d'avoir un zoom 90-400 avec une ouverture de 3.5-5.6, au final. photographiePour un baroudeur, cela laisse une superbe marge allant du 28 au 400 surtout sachant que l'optique est signée Leica, ce qui est un gage de qualité. Il ne m'a cependant pas été possible de tester ce zoom, n'ayant que le 14-45 à disposition. A noter que la stabilisation d'images est réalisée dans l'objectif et non pas au niveau du capteur ou dans le boîtier.

Petite frayeur toutefois avant de monter l'objectif, le capteur ne bénéficie d'aucune protection ce qui laisse apparemment une porte béante aux poussières, facilement attirées par ce genre de surfaces.photographie (Images 6 et 7) Mieux vaut donc prévoir de changer d'objectif qu'en cas d'absolue nécessité ou dans des locaux bien aérés et à l'écart de la poussière, ce qui est loin d'être évident. Panasonic annonce qu'il y a, contre ce risque, un filtre ultrasonique sensé protéger le capteur. Je suis un peu sceptique quant à son efficacité et j'attends volontiers de voir ou d'entendre les expériences futures à ce sujet. (La période pendant laquelle j'ai testé ce G1 ne m'a pas permis d'en faire l'expérience correctement). C'est vrai que je n'ai pas constaté de poussières sur le capteur même en ayant retiré plusieurs fois l'objectif du boîtier. Mais je ne sais pas si c'est dû au fait que je sois très prudent et délicat, que mes manipulations aient été effectuées en hivers par temps froid (donc peu de poussière) ou si c'est effectivement ce filtre qui a permis cette absence.photographie

En déballant le G1, on est tout de suite conquis par ce petit bijou. Petit, relativement compact mais avec tous les aspects d'un grand réflex. Dans son emballage, le boîtier avec un capuchon à la place de l'objectif lui donne ce petit air pro qui ajoute une petite touche « classe » à l'objet. Ensuite, l'objectif installé, (Image 8)photographie on perçoit comme une fierté d'avoir en main un objet qui va susciter des convoitise. A voir le nombre de personnes qui ont jeté un regard appuyé sur l'appareil que j'avais en main lors de mes ballades, j'avais vraiment l'impression d'avoir quelque chose de grande valeur. Et les capacités techniques n'ont pas contredit cette impression. Le précédent Lumix que j'avais testé pêchait par quelque éléments qui, pour moi, se rangent dans les défauts. La batterie du précédent testé, le LX3 avait une batterie à mon goût un peu trop « faible ». Avec ce G1, au contraire, j'ai été surpris par une bonne longévité, même en utilisant quasi systématiquement l'écran arrière et en sollicitant le flash plus que de coutume. C'est vrai que la batterie du G1 est plus volumineuse et plus proche de celles équipant des caméscopes ou des reflex semi-pros.

A la prise en main, ce petit appareil (il est d'environ 2 cm moins long et 4 cm moins haut qu'un Nikon D700) surprend encore une fois par sa légèreté et son toucher agréable, sa bonne prise en main et sa stabilité. Pas besoin donc de peser lourd à l'image de ces appareils pros qui dépassent allègrement le kilo dès qu'on leur adjoint un objectif correct. Malgré mes gros doigts épais, je n'ai eu aucun mal à actionner toutes les touches et fonctions à disposition. Tout de même, lorsqu'il fait froid, la petitesse de certains boutons m'ont causé quelques menus problèmes. (avec ou sans gants!) Reconnaissons toutefois que ce genre d'appareil, bien que polyvalent ou multivalent n'est pas conçu pour des exploits au pôle nord ou sous les tropiques, ni pour une utilisation par de grosses averses. C'est avant tout destiné à des utilisateurs, même professionnels, mais surtout exigeants sur la qualité et la finition, sur l'image et la production de celles-ci, dans des conditions normales (humidité entre 10 et 80 % selon le fabricant)

photographieCôté visée, malgré les apparences, ce n'est pas un reflex. Le Lumix G1 dispose d'un capteur 4/3 ce qui restreint la possibilité d'utilisation des objectifs interchangeables avec un miroir, du fait de la distance focale nécessaire. (Image 9) Pour palier à ce problème, les concepteurs on donc remplacé le viseur optique par un viseur électronique et un écran dorsal orientable. Ce qui constitue plusieurs avantages par rapport au viseur optique de certains reflex: D'abord, le viseur montre l'image à 100% alors que le viseur de nombreux reflex (sauf rares exceptions des versions pros haut de gamme) se limite entre 94 et 96% au mieux. Ensuite, l'écran orientable permet de photographier dans une dimension à 360° ainsi qu'à bout de bras (comme un compact, par exemple). (Images 10 à 12) Certes, la vision optique directe est toujours plus précise et fine de détails mais lorsque vous modifiez votre balance des blancs, l'effet est directement perceptible sur le viseur numérique. (En optique, c'est simplement impossible).

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Le capteur 4/3, remis également au goût du jour par Olympus, entre autres, nous renvoie à nos bons vieux écrans TV et relance ce format plus proche du carré que le 3/2 sans toutefois faire de grosse différence. C'est, à mon avis plus une question de goût, chacun estimant son format préféré en fonction de critères personnels. Par contre, il affiche 12,1 Mpix, de quoi rivaliser avec un Sony Alpha 700, par exemple. N'étant pas équipé d'un laboratoire pour juger les images et les rendus, j'ai tout de même pu comparer les deux appareils et, tant par le piqué, le bruit ou le rendu des fichiers RAW, le G1 n'a rien à envier à son concurrent Alpha. L'élément qui donne cependant un avantage à Sony réside plus dans le stabilisateur. Celui de Sony dans le boîtier au niveau du capteur semble visiblement plus performant que celui du Lumix situé dans l'objectif. C'est peut-être dû au fait que le processeur en prise directe avec le capteur et le stabilisateur du Sony est moins dépendant de la transmission et des calculs qu'induisent la séparation de ces éléments dans le Lumix.

A l'utilisation, j'ai beaucoup apprécié ce petit appareil, très réactif, que j'ai porté au poignet lors de mes sorties. Il se met en veille malgré ma main toujours serrée sur la poignée et son capteur et se réveille dès que je mets l'oeil au viseur. Lors de la mise en marche, il demande à peine plus de 2 secondes pour être opérationnel, son autofocus à multi-zones est très rapide à mon goût, précis, et le retard au déclenchement n'est pas perceptible. Un point cependant marque un bémol.photographie La diode infrarouge chargé d'assister l'autofocus est situé du côté gauche de l'objectif et non pas entre la poignée (à droite) et l'objectif comme sur beaucoup d'autres appareils. (Image 13) Si on n'y prend pas garde, notamment lorsqu'on tient fermement l'appareil à deux main ou lorsqu'on manipule le zoom en faisant la mise au point, la diode se trouve encombrée par la main et l'autofocus ou le réglage du flash patine ! C'est un coup à prendre, mais je me suis fait plusieurs fois « avoir », ne parvenant pas à obtenir mon image correcte simplement parce que ma main était devant cette diode.

photographiePour ceux qui aiment partir en voyage avec du matériel performant, compact, léger et capable de rivaliser avec beaucoup de matériels semi-professionnels, sans toutefois requérir des bolides de courses propres aux appareils de reportages sportifs, ce Lumix-là s'annonce très prometteur. Il promet en tout cas de superbes photos et d'excellente qualité (Image 14). Et surtout que son prix devrait se situer un peu au dessus des compacts mais bien en dessous de certains reflex avec lesquels il rivalisera sans trop de peine.

Pour en savoir plus sur l'auteur de cette rubrique

Test et article réalisés par Rémy Pilliard
Images d'auteur ou fournies par Panasonic

Chronique par Rémy Pilliard
Photographies d'auteur
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E-mail : remy.pilliardATphotophiles.com  (remplacer AT par @)